Découverte de musiques - Semaine 34

? "Bouée crevée", Louise Pressager


Louise Pressager est une chanteuse-autrice et plasticienne française. En mai 2024, elle sort un premier album intitulé « On ne dessine plus le soleil » qui a été arrangé par Ferdinand Bayard, inconditionnel de Michel Legrand.
Louise Pressager grandit dans une famille de plasticiens. La musique y tient aussi une place importante : son père est fan de David Bowie, et elle baigne dans les films de Jacques Demy.
Son premier album est composé de textes qu’elle avait écrits des années auparavant, l’écriture l’ayant très tôt gagnée. Dans ses textes de chanson, et dans ses quelques clips produits pour le moment, se cachent des références à la littérature et à la psychologie.
Sa chanson « Bouée crevée » évoque l’adolescence, sur fond d’ostinato sifflé-signal de détresse. Le homard dont il est question est une image employée par la psychologue Françoise Dolto (« le complexe du homard ») pour parler de cet âge délicat où l’on quitte l’enfance pour gagner l’âge adulte. Un bel exemple de la force de la démarche créatrice : transformer la tristesse, la colère, la perte de repères...en quelque chose de beau.

Découverte de musiques - Semaine 33

? "Mononoke", George Ka

 

George Ka («George » car c’est le surnom que lui a donné sa sœur, et « Ka » comme le début de son prénom, Camille) est une slameuse franco-vietnamienne. Elle évoque dans ses slams des thèmes comme la question du genre (« Garçon manqué fille manquante »), les filles qui font la fête «(« Jolies personnes »), ainsi que ses origines vietnamiennes (« Saigon »).

Ses textes sont ciselés et touchants de sincérité. Les musiques qui les accompagnent sont teintées d’influences comme la trap, le funk, le boom bap (courant issu du rap), la jungle (style de musique électronique). La combinaison des deux est très réussie.

Dans « Mononoke », George Ka s’adresse à sa nièce qui vient de naître. Elle lui livre quelques clés qui pourront l’aider à grandir, à traverser les obstacles, à s’affirmer et à devenir celle qu’elle souhaitera être, sans tenir compte du jugement extérieur.

Et comme j’ai eu des difficultés à choisir, je rajoute « Saigon ». Dans ce texte très personnel, George Ka évoque la difficulté qu’elle peut avoir à trouver sa place en tant que métis. Et tout à la fois, elle célèbre le multiculturalisme et la tolérance.

Découverte de musiques - Semaine 31

? "Sodade", Cesaria Evora


Aujourd’hui, une version live de 2004 de « Sodade » de Cesaria Evora, accompagnée de tout aussi excellents musiciens.


« Cesária Évora est née le 27 août 1941 à Mindelo au Cap Vert, ancienne colonie portugaise. Sa mère, Dona Joana est cuisinière dans les familles de riches blancs. Son père, Justino da Cruz Évora, pratique le violoncelle, le cavaquinho (petite guitare à quatre cordes), la guitare et le violon. Il permet surtout à sa fille, grâce à ses relations artistiques, de fréquenter les plus grands musiciens du pays. » (source : Deezer).


Son travail a été reconnu assez tardivement dans sa vie, quand elle avait environ cinquante ans. Elle tient maintenant une place importante dans l’histoire de la musique. De sa voix grave et habitée, elle chante la morna, style de musique qui mélange les percussions africaines, les modinhas (musiques populaires) brésiliennes, les chants de marins anglais et le fado portugais.


Un lien vers un article présentant un documentaire réalisé en son hommage.